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Participons massivement à la grande manifestation du samedi 3 octobre 2009

 
La mobilisation générale entamée le 20 janvier 2009 au sein du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) nous a permis d’arracher l’embauche de 19 professeurs des écoles (PE) qui nous était refusée farouchement par le rectorat et le ministère, et d’obtenir un moratoire sur deux ans pour l’application de la réforme du recrutement des maîtres.

L’histoire nous apprend que tous les combats que nous avons menés pour la reconnaissance de nos droits fondamentaux dans le respect de la réalité de l’École en Guadeloupe, nous les avons toujours gagnés grâce à la présence à nos côtés des autres forces sociales de notre pays (mouvement contre l’expatriation de 32 enseignants de Guadeloupe en 1992, mouvement pour l’obtention de 162 moyens supplémentaires pour permettre de rendre opérationnel l’Académie de Guadeloupe nouvellement créée ...). A chaque fois, ce qui était soit disant impossible d’obtenir dans l’Académie l’a été grâce à l’alliance dans la lutte avec les autres forces syndicales et sociales de notre pays, obligeant le ministère de l’Éducation à satisfaire nos revendications.

C’est encore ce qui s’est passé lors du grand mouvement de masse de Janvier-février 2009.

Ensemble, an liyannaj, nous avons arraché du gouvernement, des collectivités territoriales, du patronat, et de tous ceux qui organisent la pwofitatsyon, en plus de l’embauche de 19 PE et du moratoire de deux ans quant à l’application de la nouvelle réforme de recrutement des maîtres, une baisse significative du prix du carburant et la révision de la structure des prix de ceux-ci, l’accord BINO sur les salaires, une diminution de 20% du coût des transports, des réductions de prix des produits de première nécessité, une baisse de l’octroi des mer sur nombre de produits, et bien d’autres avantages encore dans d’autres domaines.

Aujourd’hui l’État et tous les profiteurs veulent remettre en cause ces avantages et tentent de les torpiller avec entre autres :

 l’augmentation du prix des carburants et les conséquences inévitables sur le prix des transports, du pain, des marchandises et pour toutes les professions utilisant les carburants.

 la prosternation de l’État devant la multinationale TOTAL-ELF et la SARA (subvention de 44 millions d’euros, non révision de la structure des prix, refus de toucher au vol organisé par la SARA sur le dos des guadeloupéens),

 la disparition des produits de première nécessité dont la baisse a été actée des rayons des supermarchés et dans les produits de la grande distribution, l’augmentation généralisée et scandaleuse des prix et des marges sur tous les autres produits dénoncée par l’autorité de la concurrence et des prix elle même sans que cela ne donne lieu ni à répression ni à aucune injonction

 la remise en cause de l’accord BINO après le rejet de la clause de réversion après trois ans et les modalités administratives de versement du RSTA voilant l’accord et éliminant les trois quarts des ayant droits

 l’enterrement du plan d’urgence pour l’emploi et la formation des jeunes et l’enlisement du traitement de la question des emplois aidés

L’Éducation en Guadeloupe aussi est concernée par ces remises en cause.

L’embauche des 19 PE a empêché le ministère de perpétrer le sale coup en préparation l’an dernier, à savoir l’envoi de 35 PE en surnombre dans notre académie en cours d’année scolaire. Le nombre de postes mis au concours de recrutement pour cette année scolaire a été ramené à 70 au lieu des 120 habituels et la liste complémentaire a été supprimée. Il s’agit de nous imposer des PE en surnombre, venus d’autres académies en cours d’année scolaire sachant que des besoins supplémentaires apparaissent chaque année et sont satisfaits d’habitude par le recrutement des lauréats sur liste complémentaire.

De nombreux mouvements de parents d’élèves au primaire contre les fermetures de classes voient le jour, montrant l’absence d’une politique rectorale prenant en compte les réalités structurelles et les besoins pédagogiques de l’École.

Dans les collèges et lycées, les suppressions de postes ont accru les difficultés des enseignants et diminué les chances de réussite des élèves dans un contexte d’échec scolaire important.

En lycée professionnel, la mise en place précipitée et incohérente de la réforme de la formation professionnelle initiale déstabilise les établissements et laisse de nombreux élèves sans possibilité d’orientation ou de poursuite de formation.

Les suppressions répétées de postes de personnel administratif au cours des quatre dernières années et le recours systématique aux emplois précaires pour pallier les besoins afin de faire fonctionner l’administration des collèges, des lycées et des circonscriptions, mais souvent aussi la vie scolaire et les CDI, a des conséquences désastreuses. Les conditions de fonctionnement et de travail dans les services du rectorat se détériorent et leur efficacité diminue de plus en plus. Les contractuels administratifs (plus de 80) n’ont pratiquement plus de perspectives de titularisation. Pire, les contrats aidés sont considérés comme des personnels taillables et corvéables à merci.

Aujourd’hui, ce sont près de 1000 élèves qui sont jetés à la rue sans formation chaque année. Actuellement près de 500 sont encore à la recherche d’une orientation après la troisième.

Tout cela montre le bien fondé de notre revendication sur la nécessité d’un pouvoir de décision sur l’École en Guadeloupe en matière d’orientation, d’organisation, de mise en place de filières de formation et de structures pédagogiques et de définition des besoins et moyens.

L’obtention du moratoire de deux ans pour le recrutement à partir du master, ne résout pas la question de l’avenir des contractuels. Il faut négocier et obtenir une validation de leur acquis professionnel leur permettant d’obtenir des équivalences pour accéder au concours ainsi que la mise en place d’une préparation au concours intégrée à leur temps de travail.

Plus que jamais, si nous voulons agir pour faire prendre en compte nos revendications et contribuer à avancer vers une École de la réussite pour nos élèves qui tient compte de nos réalités, de nos besoins et attentes en matière d’éducation et de formation, nous devons unir nos forces à celles des autres travailleurs et de notre peuple pour exiger :

 le respect des accords signés,

 la réunion du comité de suivi mis en place après les accords du 4 mars 2009,

 la poursuite des négociations sur tous les autres points de notre plateforme de revendications.

SAMEDI 3 OCTOBRE 2009 Participons massivement à la grande manifestation Rassemblement au palais de la mutualité à 9 H

Pointe-à-Pitre, le 29 septembre 2009

Syndicat des Personnels de l’Éducation en Guadeloupe

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